L’activiste Fair Luci’s a eu la tête du Commissaire ADOYI






Il a réussi à avoir la tête du Commissaire ADOYI. L’activiste Fair Luci’s, a été le tout premier à faire fuiter sur les réseaux l’image du fastueux mariage du fils du commissaire. Dans un article court, pédagogique et percutant accompagné d’une photo sur laquelle on voit le Commissaire avec en arrière-plan la foule de convives. Cet article a choqué et touché plus de consciences en ce moment de pandémie que mille campagnes de sensibilisation sur l’interdiction de grand rassemblement. Cet article est aussi avant tout révélateur de la situation socio-politique togolaise où d’un côté on a certains qui sont faits pour respecter les lois de la République et de l’autre côté ceux  qui peuvent royalement les ignorer sans que ceux qui sont censés les faire respecter (Ici les forces de l’ordre qui ont réprimé le mariage à Bafilo, n’ont fait que participer à la fête) ne puissent pas réagir.  L’article a également dévoilé une partie du voile sur la minorité dont a parlé le chef de l’Etat. Cette minorité qui pille, dilapide et nargue la majorité des citoyens sinon comment comprendre qu’au moment où cette dernière a toutes les peines du monde pour s’offrir un repas par jour, certains peuvent se permettre de dilapider sans retenue et sans pudeur les ressources du pays sans penser à cette majorité de la population qui croupit sous le poids de la misère et qui ne demande qu’une juste répartition de ces ressources.



Et comme on pouvait s’y attendre cet article a produit l’effet escompté. Moins d’une semaine après le mariage, la sanction est tombée : le limogeage du commissaire ADOYI. C’est ce qui se fait habituellement dans une République où tous les citoyens sont égaux et que le peuple togolais a toujours désiré de son président de la République, sanctionner les fautifs d’où qu’ils viennent.



Tout comme en Afrique du Sud où la ministre de la communication, Stella NDABENI-ABRAHAMS, au centre d’une controverse, en pleine période de confinement, sans distanciation sociale, et sanctionnée par le président  Cyrille RAMAPHOSA, le Commissaire ADOYI est la première personnalité publique togolaise victime de la Covid-19.  Bien plus que le limogeage de la préfète TITIKPINA, son éviction a eu plus de retentissement.



En sanctionnant l’irresponsabilité d’un dès leur, est-ce un signal que donne le chef de l‘Etat aux tenants de son propre camp pour leur signifier que désormais plus rien ne sera plus comme avant, pour leur dire qu’il y a enfin un commandant au sein « navire Togo » ?



En tout cas, le fils d’Eyadema s’est beaucoup plus illustré comme celui qui est dans la jouissance du pouvoir que quelqu’un qui l’exerce pour le bien de la communauté que ces coups d’éclat sont souvent des occasions pour régler des comptes personnels. Le limogeage du commissaire ADOYI ne rentrerait-il pas dans cette lignée ? Toute la question est là.



Toujours est-il que pour une fois le chef de l’Etat a tapé du poing sur la table face aux dérives d’un des membres de son clan.



Voilà quelqu’un qui est payé rubis sur l’ongle pour renflouer les caisses de l’Etat et faire de la lutte contre la corruption son leitmotiv qui se permet de faire montre de sa fortune sans retenue en violant l’interdiction de rassemblement de plus de 15 personnes décidée par le gouvernement.  C’est en cela que cette sanction est appréciée par la majorité des Togolais qui se met à rêver que c’est le début de la fin de l’impunité et que désormais tous les Togolais seront égaux devant la Loi, qu’ils soient « puissants ou misérables ».





Francine DZIDULA

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