Plus d’argent pour les journalistes des médias d'Etat sur les lieux de reportage, siffle le ministre AYEWOUADAN

 

 



Devenue une vermine pour la presse togolaise, cette catégorie de journalistes qui, sur les lieux de reportage, menacent les organisateurs des événements en leur estoquant des fonds appelés « communiqué final » ici et ailleurs « gombo » contre diffusion de leurs éléments, n’aura plus de beau jour devant lui. Le ministre de la communication et des médias, le professeur Akodah AYEWOUADAN veut s’attaquer à ce phénomène. Il  vient de siffler dans les médias d’Etat la fin à de ce phénomène.

C’est par une note de service adressée aux responsables des médias d’Etat que le ministre de la communication a instruit ces derniers à faire cesser cette pratique qui consiste pour « les journalistes reporters, techniciens et cameramen des médias d’Etat d’exiger de l’argent sur le terrain auprès des institutions, ministères, et organismes publics et privés, en contrepartie du traitement des reportages pour lesquels ils ont été sollicités » et pour lesquels parfois leurs organes ont été préalablement payés.

Mais ce que ne dit pas la note du ministre est ce que vont devenirs ces centaines de journalistes stagiaires et pigistes qui sans salaire ni aucune autre assistance, pour suppléer l’insuffisance des journalistes fonctionnaires, s’adonnent à la tâche parfois plus que les fonctionnaires en comptant uniquement sur le communiqué final pour survivre.

 

Même si on reconnait que ces pratiques n’honorent pas la profession du journaliste et qu’elles violent les dispositions de l’article 6 du code de déontologie des journalistes du Togo, il va falloir néanmoins trouver un modus vivendi pour que ces journalistes stagiaires ne soient lésés et abandonnent le travail.

« Tout journaliste reporter, cameramen ou preneur de son qui se retrouverait dans cette situation s’expose à la rigueur des textes de la fonction publique togolaise », précise toutefois le ministre.

La solution viable pour faire face à ce phénomène est le changement de statut de ces médias d’Etat. Leur migration vers l’office souhaitée par les Etats généraux de la presse ne s’est pas encore concrétisée. Sans cette réforme, cette mesure échouera comme cela a été dans le privé.

A noter que note du ministre n’est pas synonyme que les organisateurs d’événements ne doivent pas passer à la comptabilité.

Clarisse AFANOU

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