Augmentation des frais de péage : LCT appelle à « une unicité d’actions légales pour empêcher cette décision de trop »

 

un poste de péage
                                                      


Lors du conseil des Ministres du mercredi 09 décembre 2020, le gouvernement a annoncé une augmentation des frais du péage au Togo. Ainsi, le tarif de passage des véhicules légers passe à 500 FCFA, les minibus de 25 places vont désormais payer 1000 F CFA. Les bus et les autocars vont débourser 2000 F CFA par passage, tandis que les camions et les poids lourds vont respectivement payer 3000 F CFA et 4000 F CFA par passage. A la liste, s’ajoute désormais les tricycles taxés à 200 F CFA par passage.

 

Cette révision à la hausse des prix avait été annoncée le 15 septembre 2016. A l’époque, la Ligue des Consommateurs du Togo de concert avec d’autres organisations de consommateurs avait fait part de leur indignation et avaient transmis à cet effet une plateforme revendicative à qui de droit. Ces propositions visaient aussi bien à assurer la gestion transparente des ressources générées par les péages qu’à une utilisation sociale de ces fonds.

 

En ce qui concerne la gestion des fonds, les autorités doivent prendre des mesures pour rassurer les usagers routiers sur les divers cas d’allégations de détournements de fonds destinés à l’entretien des routes.

 

Quant aux mesures sociales, la LCT propose la création d’un Fonds de Prise en Charge des Premiers Soins des Accidentés Routiers (FPPSAR). Ce fonds permettra aux usagers de bénéficier des soins de premiers secours en cas d’accident.

 

De plus, tenant compte de la crise économique et sanitaire que nous traversons, la LCT propose que la décision d’augmentation des frais du péage ne soit pas appliquée aux véhicules personnels et de transports en commun de 5, 9 et 15 places. Elle juge trop exorbitant les nouveaux tarifs et souhaite qu’ils soient revus à la baisse à hauteur de 25% pour les gros porteurs (3500F au lieu de 4000F souhaité par le gouvernement).

La LCT juge inacceptable que la moindre des propositions d’il y a 4 ans ne sont pas prises en compte. Elle trouve que l’augmentation des frais d’entretien routier ne s’aurait justifier à elle seule, ces augmentations, surtout dans le contexte économique et sanitaire actuel.

La LCT convie les transporteurs et autres usagers de la route à une unicité d’actions légales pour empêcher cette décision de trop au cas où les mesures concrètes d’accompagnement ne sont pas prises pour les soulager.

Elle invite le gouvernement à revenir à la raison pour éviter d’avantage l’effritement du pouvoir d’achat des voyageurs et autres acteurs de la chaîne du transport dans notre pays.

 

Fait à Lomé, le 28 décembre 2020

 

Pour la LCT,

Le Président,

Emmanuel SOGADJI

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