Education : Pour exiger la libération de « 6 « enseignants otages » du Professeur Kokoroko, les enseignants observent à partir de ce vendredi un sit-in

 

                                                                      (Image archive)


Le bras de fer entre le Syndicat des enseignants du Togo (SET) et le gouvernement togolais ne vient que de commencer et bien malin est celui qui peut présager qui va prendre le dessus. Mais pour l’instant, le gouvernement est en avance pour avoir pris au moins une demi-douzaine « d’otages » dans les rangs des syndicalistes. Ils pourront être utilisés en monnaie d’échanges au moment des discussions. Mais les syndicalistes ne s’avouent pas vaincus. Ils fignolent de leur côté des stratégies pour faire tourner la situation en leur faveur. C’est dans ce sens qu’ils lancent une série d’action à partir de ce vendredi, question de mettre la pression sur le gouvernement.

Ainsi, l’appel du collège des délégués préfectoraux, les enseignants du Togo sont appelés à observer à partir de ce vendredi 22 janvier un sit-in dans leurs établissements respectifs de 7h à 10h sans y mener aucune activité pédagogique quelconque.

De même, compte tenu des menaces d’arrestations qui pèsent sur les membres du Bureau national dudit syndicat,  ces derniers sont priés de ne pas se rendre à leurs postes tant que cette menace n’est pas levée, lit-on dans un communiqué rendu public par le mouvement.

Pour couronner le tout, le SET annonce une grève de 72heures à compter du lundi 25 janvier au mercredi 27 janvier 2021 pour « exiger la libération immédiate et sans condition de nos camarades injustement arrêtés et séquestrés ».

Le SET tient le ministre de l’enseignement primaire et secondaire, le professeur Dodzi Kokoroko responsable de la situation pour avoir été « le premier à son poste à incarcérer de façon injuste les travailleurs relevant de son ministère ».

Notons qu’à depuis le weekend dernier, 6 responsables du SET ont été arrêtés. Il s’agit de  BAHO Essohanam, GNONKPA N’moagni, ADEKPLOR Elie, ESSEH Kodjo Antoine, KOLA Panawé Simwakina, et DEGBEVI.

Ces arrestations interviennent sur demande du  ministère de l’enseignement qui accuse les responsables du SET de faux et usage de faux en écriture pour n’avoir pas tenue dans les formes requises leur assemblée constitutive et d’avoir produit à cet effet au ministère de l’administration territoriale des listes de présence à un congrès virtuel dont les signataires ne s’y reconnaissaient pas.

Dans le cadre de cette affaire, le STT entend déposer une plainte contre le SCRIC pour avoir violé sa propriété privée.

 

 

Albert AGBEKO

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