La STT veut porter plainte contre le SCRIC : Pour violation de propriété privée

 


                                                                      Nadou Lawson, Coordinatrice de la STT

 

L’intrusion de la gendarmerie dans les locaux de la Synergie des travailleurs du Togo (STT) sera la goutte d’eau qui fera déborder le vase. Les multiples violations des droits de l’Homme par la gendarmerie qui, pourtant, à dans son curricula de formation l’enseignement du droit n’est pas du goût de tout le monde. La Synergie des travailleurs du Togo (STT) l’a fait savoir ce matin au cours d’une conférence de presse quelques heures après la violation de son siège suivie de l’arrestation de trois syndicalistes.

Kidnapping, arrestations sans mandat, intrusion dans des domiciles privés des citoyens à des heures indues…sont autant de dérives à mettre à l’actif  ces derniers temps de la gendarmerie. Si les citoyens qui ont été souvent victimes de ces faits n’ont pas eu le courage d’engager des actions judiciaires contre cette force publique. Tel ne sera pas le cas de la STT qui a annoncé ce matin qu’elle va porter plainte contre la SCRIC pour violation de propriété privée et violences volontaires sur la personne de sa Coordinatrice générale.

En effet, depuis la rentrée scolaire, l’ambiance était délétère dans le monde éducatif avec des menaces de grève. Pour ramener la sérénité dans le secteur, la STT avec la bénédiction du ministère de tutelle des enseignants a entrepris une action de médiation dans le but de concilier la position des deux bords à savoir le Syndicat des enseignants du Togo (SET) et le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire. Cette action a pourtant reçu la garantie des autorités du ministère de l’enseignement. Ce qui a permis à la Synergie de nouer contact avec les premiers responsables du SET qui entre-temps étaient rentrés en clandestinité. Mais contre toute attente et au mépris des engagements pris, au moment où la Synergie était en pourparlers avec les responsables de la SET, ils ont été surpris par une escouade d’éléments  de la SCRIC. Ces éléments, une douzaine ont fait irruption dans la salle de réunion et ont interpellé sans ménagement quatre syndicalistes dont trois responsables du SET et ont bousculé au passage la Coordinatrice Nadouvi Lawson qui essayait de s’interposer.

Devant la presse ce matin, la Synergie a dénoncé l’attitude du Gouvernement qui, à travers le ministre des Enseignements primaire et secondaire, n’a pas respecté sa parole, celle de suspendre les poursuites judiciaires contre les leaders du SET pour faciliter la médiation de la STT. De ce fait,  « il parait aux yeux des victimes et de l’opinion publique que la STT s’est liguée avec les autorités de l’Education nationale pour piéger les responsables du SET et faciliter leur capture. Cette impression qui a fait le tour des réseaux sociaux est fausse et la STT qui s’est toujours battue sans duplicité, aux côtés des travailleurs, dément fortement toute connivence de quelques formes que ce soit, ni avec le Ministre des Enseignements Primaire et Secondaire, ni avec les responsables du SET », a regretté Mme Lawson au cours de la rencontre.

La STT va porter plainte contre la SCRIC, pour violation de propriété privée et violences volontaires sur la personne de sa Coordinatrice Générale.

Par ailleurs, la STT déplore et condamne l’intrusion illégale des forces de sécurité dans son espace syndical, sans aucun mandat. Elle s’inquiète de cette dérive qui semble inaugurer une nouvelle ère de violations et de restrictions des droits et libertés syndicales.

Aussi, la STT demande-t-elle au Gouvernement, d’agir au plus vite pour ramener la paix et la sérénité en ordonnant sans délai et sans conditions, la libération immédiate de tous les travailleurs embastillés et d’œuvrer de concert avec tous les acteurs du monde éducatif au retour au calme et au dialogue. Elle exige la restitution immédiate du matériel emporté par les gendarmes.

A noter que le ministère de l’enseignement accuse les responsables du SET de faux et usage de faux en écriture pour n’avoir pas tenue dans les formes requises leur assemblée constitutive et d’avoir produit à cet effet au ministère de l’administration territoriale des listes de présence à un congrès virtuel dont les signataires ne s’y reconnaissaient pas.

 

Francine DZIDULA

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