Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, Coordinatrice de la DMK : « Nous n’avons le choix que de continuer cette lutte »

 

 



Femme de mérite, femme d'excellence, femme de poigne et de conviction: Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, est la première femme candidate à une élection présidentielle au Togo, l'une des rares femmes portée à la tête d'une formation politique au Togo et également la première femme à diriger un regroupement politique d'envergure nationale. Cette dame de fer de la politique togolaise est aussi l'une des rares femmes à subir le martyr et les intimidations en raison de ses convictions politiques.

Vilipendée, placée sous contrôle judiciaire,  emprisonnée et gardée au Service de renseignements, sous pression de sa famille biologique pour abandonner son combat, la dame Adjamagbo-Johnson  reçoit des coups de boutoir de partout. Mais comme un roseau, elle plie mais ne se brise pas. Là où les hommes ont détalé, cette dame surnommée affectueusement  au cours de la Conférence nationale souveraine « Monseigneur me charge de vous dire » est toujours au front. Pour rien au monde, elle ne monnaie pas ses engagements politiques, ni ses convictions.

Cet après-midi bien que sous le coup d’interdiction de parler de la dernière présidentielle, l’ancienne ministre de l’Action sociale était encore devant la presse. C’est au cours d’une conférence de presse organisée par la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK), regroupement dont elle est la Coordinatrice.

Au cours de cette rencontre, lorsque nous lui avons posé la question à savoir ce que pense sa famille de son engagement politique et si elle ne reçoit pas des pressions de cette dernière pour abdiquer, sans la cacher Mme Adjamagbo-Johnson avoue sans gêne : « Ah oui ! Si vous saviez, je dois vous dire que ce n’est pas facile d’autant plus que vous voyez vous-même que vous faite souffrir des gens que vous aimez. Mais l’essentiel c’est d’être dans la démarche de leur expliquer que cette souffrance commune-là, nous devons l’accepter pour le bien commun du pays. Je suis dans cette logique-là ».

Et de poursuivre qu’elle reçoit  beaucoup de coups qui viennent de tout côté. « On veut nous casser, on veut nous anéantir. On va jusqu’à dire que la Dynamique n’a pas d’existence juridique alors que les textes autorisent les partis politiques à travailler en regroupement », explique cette socialiste convaincue.

Pour elle, les procédures judiciaires engagées ces derniers temps contre les responsables de la Dynamique n’ont qu’un seul but : les empêcher de revendiquer leur victoire. « Nous faisons face à des menaces judiciaires. Nous avons compris que toute cette procédure-là est une épée de Damoclès qu’on met sur nos têtes pour nous empêcher de lutter. Mais nous n’avons que le choix de continuer cette lutte. Nous considérons que nous n’avons pas le choix et nous continuerons le combat malgré les menaces qui pèse sur nous et nous sommes convaincues qu’avec cette audace ajoutée à cette détermination du peuple nous arriverons à nos objectifs », confie-t-elle optimiste.

Si l’engagement politique féminin au Togo devrait porter un nom, il serait certainement Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson tant son combat et sa hargne à faire triompher ses convictions et idéaux dans le respect  de  l’adversaire politique forcent l’admiration.

A l’image de ces femmes qui, sans leurs inestimables contributions, l’indépendance du Togo ne sera pas effective, demain la postérité reconnaitra le courage et l’abnégation de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson. Mais le plus important, ne serait-il pas  de célébrer nos héros de leur vivant ?

 

Albert AGBEKO

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