Coupe du monde 2022 : Mauvais tirs croisés contre le Qatar

 


Le Qatar continue par essuyer encore de tirs croisés pour que lui soit retiré l’organisation de la Coupe du monde 2022. Chaque jour avec sa polémique. Et pourtant, peine perdue, tout observateur avisé du football y comprend ces mauvais tirs croisés, téléguidés.

 

Pour la première fois dans l’histoire du foot, la coupe du monde devra bel et bien se tenir au Moyen-Orient dans un pays musulman. Un fait historique qui attise de la convoitise dans un monde où tirer les ficelles devient encore très facile.

 

Organiser une fête de foot pour la première fois dans un pays musulman, devrait être un pas significatif pour la Fédération internationale de football (FIFA). Encore moins le Qatar sur qui des boulets rouges pleuvaient jadis pour non-respect des droits de l’homme alors que des efforts titanesques ont pu être remarqués.

 

La Kafala sautée pour la Coupe du monde 2022

 

La « kafala », ce système de parrainage du travailleur auquel le Qatar était fort attaché a été sauté. Ceci, avec un accompagnement de plusieurs organisations de la société civile et même de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui a ouvert un bureau à Doha. Depuis lors, les réformes vont bon train et il ne serait pas superfétatoire de dire que le Qatar est devenu un modèle dans le Moyen Orient.

 

La crise sanitaire liée à la Covid-19 n’a pas pour autant affecter les ouvriers sur les différents chantiers. Mieux, Doha s’est engagé à hauteur de 825 millions de dollars afin de  couvrir les salaires et la prise en charge de ses ouvriers pendant tout le temps de l’épidémie. Même ceux qui étaient en arrêt et en quarantaine pour cause de contamination étaient payés.

 

La Confédération syndicale internationale (CSI), branche Afrique, faitière de 110 centrales syndicales nationales affiliées dans 52 des 54 pays africains et qui a été sans indulgence vis-à-vis de Doha en matière de respect des droits de l’homme, n’a pas caché son satisfécit face aux progrès réalisés. Le Qatar, rappelle CSI Afrique, a mis en place, une Commission pour revoir le taux de salaire minimum national, et pour cause, les migrants dont les employeurs fournissent du logement et repas vont percevoir un salaire minimum de 1000 QAR, environ 274$USD. Ceux sans logements devront être à 410$ USD.

 

Nous exhortons les autres pays du Moyen-Orient et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à imiter ces actions du Qatar afin que la dignité humaine et professionnelle des travailleurs migrants puisse être sécurisée“, avait écrit le 7 septembre 2020, le Secrétaire général de CSI Afrique, Kwasi Adu-Amankwah.

 

Si l’Organisation d’une coupe du monde peut aider à tirer les pays pour respecter des standards mondialement reconnus, pourquoi alors appeler à des boycotts? Pourquoi alors lancer des boulets rouges contre Doha? Pourquoi ces mauvais tirs croisés?

 

 

Sylvio Combey

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